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Le Théâtre de Bligny, patrimoine d'intérêt régional d'Île-de-France

La Compagnie Théâtrale de la Cité

Troupe délégataire du Théâtre de Bligny

Le Théâtre de Bligny est une fusée à trois étages :

Le premier étage, c'est le propriétaire des murs : l'Association du Centre Hospitalier de Bligny qui préside à sa destinée du bâtiment sur le long terme et détermine le mode de fonctionnement du théâtre. En 2004, la présidence de Centre Hospitalier de Bligny a fait un choix stratégique en décidant de confier le théâtre à un artiste plutôt qu'à un gestionnaire.

Le second étage, c'est l'exploitant : l'Association du Théâtre de Bligny qui veille à l'intégrité des équipements du théâtre, au respect des normes de sécurité et des maintenances obligatoires, finance le remplacement des équipements dépassés, obsolètes ou hors norme. C'est l'Association du Théâtre de Bligny qui choisit l'artiste délégataire.

Le troisième étage, c'est le délégataire. L'exploitant à donné "délégation" à un artiste, le comédien et metteur en scène Nicolas Hocqueghem (et la Compagnie Théâtrale de la Cité) de gérer tous les aspects du fonctionnement du Théâtre de Bligny : l'administration, la programmation, le choix des artistes en résidence, la communication, la recherche de fond, et les relations avec les tutelles institutionnelles ou territoriales, etc...

Et dans la capsule au sommet de cette fusée, on met les artistes qui se produisent sur la scène du théâtre ou participent aux ateliers d'expression artistique au théâtre, dans les villages et les services de l'hôpital, et on les envois dans l'espace...

LE TARTUFFE de Molière est la dernière production de la Compagnie Théâtrale de la Cité.

(Version de 1664 en trois actes)

Cette pièce fait partie d'une tétralogie en coproduction avec le Théâtre Antoine Vitez d'Ivry-sur-Seine :

LE TARTUFFE, DOM JUAN, L'AVARE et LE MISANTHROPE

entre 2019 et 2021.

Nicolas Hocquenghem, Présentez-nous succinctement la Compagnie Théâtrale de la Cité.

"La CTC - Compagnie Théâtrale de la Cité - est officiellement née le 5 décembre 1998 à l'occasion de la publication de sa constitution au Journal Officiel de la République française. C'est une association culturelle à but non lucratif.

C'est une troupe au sens moliéresque du terme. C'est-à-dire que nos spectacles sont faits -en majorité- avec les mêmes acteurs, et que nous nous définissons comme une communauté de destin - une famille d'artistes, par opposition aux "compagnies casting" qui adaptent leur distribution au répertoire qu'elles jouent.

Elle a été fondée par (ordre alphabétique) : Didier Dicale, Christine Gagnepain, Nicolas Hocquenghem, Hassen Sider et Philippe Villiers. 4 comédiens et 1 technicien et créateur lumière.

Ces cinq-là ont participé à quasiment toutes les créations de la CTC. Il y a quelques années, le technicien a pris sa retraite mais reste très proche de la troupe et intervient ponctuellement ; l'un des acteurs est parti en province pour exercer une autre facette de son art, avec succès."

AGRIPPINE : "Approchez-vous Néron, et prenez votre place

On veut sur vos soupçons que je vous satisfasse"

 

BRITANNICUS de Jean Racine. Présentation d'un extrait lors du premier contact de la CTC avec le public à son arrivée au Théâtre de Bligny le 2 octobre 2009. Néron : Philippe Villiers ; Agrippine : Christine Gagnepain

Comment présenter le style de la CTC ?

"La Compagnie Théâtrale de la Cité fait du théâtre, c'est son identité, son envie, son expression, son art. Elle met toutes ses forces, tout son savoir, toute son expérience, tous ses moyens, tout ce qu'elle a dans cela. Sans concessions.

 

Nous pratiquons ce que les critiques appellent un théâtre de langue où le texte est l'élément primordial qui conduit aux choix des créations dans lesquelles nous nous lançons, mais également dans la façon de traiter d'expression des comédiens sur scène.

 

Il peut ainsi se passer des semaines, voire des mois de travail à la table avant d'aborder les premières répétitions scéniques. Nous abordons le texte comme une partition de musique. C'est fondateur.

 

Notre style est en constante évolution. Il se perfectionne, se corrige, se révolutionne à chaque fois. Il peut changer radicalement du jour au lendemain.

 

Mais il faut bien reconnaître que ce "style", comme vous dites -notre façon de faire- répond quand même à un certain nombre de caractéristiques qui signent l'identité de cette famille d'artistes. En quelque sorte.

Nous jouons des textes du répertoire classique, ou bien des textes contemporains d'auteurs vivants possédant une haute valeur poétique ajoutés. 

Généralement, nous présentons un théâtre frontal où la diction tient une place primordiale. La lenteur des gestes et leur sobriété ; l'attention mise aux détails insensibles et la force de la parole proférée, qui remplit la salle peuvent constituer une sorte de signature... Oui, le texte fait se mouvoir les corps. C'est comme cela que je le vois.

 

Mais - comment dire ? Définir le style d'artistes : c'est comme décrire le goût d'une orange à une personne qui n'en a jamais goutté...

 

il faut le voir pour le croire !"

KHYOL’ : "La pièce n’est pas finie, vous pouvez encore prendre place dans le public."
 

LE LIEUTENANT : "J’ai pris place dans le public. Pour la première scène. Mais ce que j’ai vu m’a suffit."

KHYOL de Randal Douc. Le Lieutenant : Nicolas Hocquenghem en octobre 2016 à El Téatro, Tunis

Et vous ? Nicolas Hocquenghem, quelle sorte de metteur en scène êtes-vous ?

 

"A la base, je suis un acteur. J'ai commencé comme ça.

 

Quand, adolescent, j'ai dit à mes parents que je voulais être comédien, ils ont été un peu déçus. Ils me voyaient plutôt enseigner les mathématiques, ou faire de la recherche fondamentale comme eux. Mais ils n'ont pas cherché à me dissuader. Ils ont mis cependant une condition draconienne : que je fasse une école nationale. J'ai donc passé -en tremblant-  le concours de l'ENSATT à la rue Blanche, et j'ai réussi. Je serai donc comédien ! 

 

Mes maîtres, ceux qui m'ont tout appris, et surtout montré comment ne pas me fourvoyer sont : Brigitte Jaques-Wajeman, Michel Boy, Stuart Seide et Geneviève Rosset. Je leur dois tout. Mon père avait raison : je devais être formé par de grands professeurs. Et ce sont les meilleurs. Je n'aurai pas réussi sans eux.

Je suis venu à la mise en scène par la scène, par le ressenti de comédien, par la confrontation des corps, des textes et des expressions face au public, par l'ébahissement devant de grands directeurs d'acteurs ;  par l'envie de le faire, et le travail aussi. C'est quelque chose qui ne s'improvise pas. Ce que je peux vous dire que c'est une charge très lourde car on à la responsabilité du destin des acteurs que l'on dirige. On n'a pas le droit à l'erreur.

En 1998, à la création de la troupe avec mes amis, il a tout de suite été évident que je mettrai en scène le premier spectacle de la CTC. C'était Britannicus de Jean Racine que nous avons créé à l'occasion du tricentenaire racinien en 1999. Depuis, j'ai mis en scène toutes les créations de la Compagnie Théâtrale de la Cité. 

Mais je l'avoue, il m'est difficile de parler de moi, de mon travail, de mes choix ; de pourquoi je fais comme-ci ou comme-ça. Il y a des choses indicibles en art, indescriptibles. La cuisine théâtrale passe par des biais improvisés, des expériences inattendues, des accidents imprévus, des tâtonnements inespérés, des erreurs, et des joies. 

 

C'est le résultat qui compte. Et le résultat, seul les autres peuvent en parler. Ce serait trop prétentieux de songer à le faire moi même.

Venez voir les spectacles. Vous comprendrez pourquoi je dis ça !"

Nicolas Hocquenghem

Comédien et metteur en scène

Chevalier des Arts & Lettres

Directeur artistique de la Compagnie Théâtrale de la Cité

Codirecteur du Théâtre de Bligny

FLAMINIA. "Quoi ! Vous vous êtes encore ressouvenu de moi ?"

 

ARLEQUIN. "Quand j’ai donné mon amitié à quelqu’un, jamais je ne l’oublie, surtout à table. "

LA DOUBLE INCONSTANCE de Marivaux au Théâtre Jean-Vilar d'Ivry-sur-Seine, novembre 2007

Flaminia : Christine Gagnepain ; Arlequin Didier Dicale

Vous avez manqué les dernières représentations de "LE TARTUFFE" lors de la première reprise au Théâtre de Bligny en octobre 2019 ? 

 

Vous attendiez la 5e reprise de "Dom Juan" ?

 

Vous pourrez vous rattraper en février 2020 au Théâtre d'Antoine Vitez - Scène d'Ivry.

Le Tartuffe de Molière (version de 1664 en trois actes) par la Compagnie Théâtrale de la Cité au Théâtre de Bligny est coproduit avec le Théâtre Antoine Vitez - Scène d'Ivry et reçoit le soutien de l'Adami, de la Spédidam, de la Région Île-de-France, du Département de l'Essonne, de la Communauté de Communes du Pays de Limours, du Centre Hospitalier de Bligny (Association du Théâtre de Bligny) et du Centre Cultuel Foranim (accueil studio)